QuartierScore
Guide gratuit · sources officielles

Acheter en France depuis le Québec.

Avant de signer pour un bien en France, quelques vérifications se font gratuitement sur les sites publics : le prix des ventes voisines, l'étiquette DPE, les risques du terrain. Ce guide rassemble aussi les points fiscaux et juridiques propres à votre pays.

  • Le prix demandé est-il justifié ?
  • Le logement sera-t-il interdit à la location ?
  • Le terrain est-il exposé à un risque naturel ?

— Profil acheteur québécois moyen

Budget typique

250 000 — 450 000 €

Régions privilégiées
  • • Provence-Alpes-Côte d'Azur (climat)
  • • Bretagne (familles d'origine)
  • • Aquitaine + Bordeaux
  • • Paris (pied-à-terre)

Conversion CAD/EUR sur 6 mois glissants : variations de ±5 % observées. Bloquer le taux avec votre banque avant signature.

— L'essentiel

Trois points à connaître

01

Convention fiscale FR-CA 1975

Revenus fonciers imposés en France uniquement. Déclaration informative au Canada/Québec pour crédit d'impôt étranger.

02

Précaution conjoint de fait

L'union de fait québécoise n'est PAS reconnue dans la succession française. Testament authentique notaire français essentiel.

03

Achat librement autorisé

Aucune restriction pour résident canadien. Procédure identique à celle d'un résident français : compromis, acte authentique, droits de mutation.

— Sources officielles gratuites

Vérifiez l'adresse avant de signer

Le prix des ventes voisines, les risques, le DPE et le cadastre se consultent gratuitement sur les sites publics. Voici où chercher.

— Questions fréquentes

Spécificités pour les acheteurs québécois

Quelle convention fiscale s'applique entre la France et le Canada ?

La convention fiscale France-Canada signée le 2 mai 1975 (modifiée par les protocoles du 16 janvier 1987, du 30 novembre 1995 et du 2 février 2010) prévoit que les revenus fonciers issus de biens immobiliers situés en France sont imposables en France. Le Québec, en tant que province, applique en outre ses propres règles (loi sur les impôts du Québec) — votre comptable canadien doit déclarer le bien français sur votre déclaration provinciale pour calcul du crédit d'impôt étranger (formulaire T2209 fédéral, TP-772 provincial).

Mon statut de résident canadien change-t-il si je passe du temps en France ?

Vous restez résident canadien si vous résidez moins de 183 jours dans l'année civile en France (l'un des critères de résidence — le foyer permanent et le centre des intérêts vitaux comptent également, art. 4 de la convention). Au-delà, vous pouvez devenir résident fiscal français — avec impact sur votre supplément de revenu garanti (SRG), votre régime de rentes du Québec (RRQ), et votre couverture maladie. Faites valider ces seuils par votre conseiller fiscal canadien.

Et le conjoint de fait québécois — quelle reconnaissance en France ?

Le conjoint de fait québécois (union de fait) n'est PAS automatiquement reconnu dans la succession française. Le PACS français existe mais ne donne pas les mêmes droits successoraux qu'un mariage. SOLUTION : si vous êtes en union de fait au Québec, faites établir un testament authentique chez un notaire français qui désigne votre conjoint comme héritier (legs résiduel ou universel). Sans testament, le bien français passera à vos enfants ou ascendants — pas à votre conjoint de fait.

Comment se déroule la succession bilatérale ?

Si vous décédez en étant propriétaire en France : la France applique ses droits de succession au bien immobilier français — partage entre héritiers selon les règles françaises (Code civil). Le Canada applique au décès la "disposition réputée" (impôt sur le gain en capital), deux prélèvements de nature différente. La convention de 1975 et ses protocoles prévoient des mécanismes pour limiter la double charge, mais la coordination est technique : faites chiffrer votre situation par un notaire français ET un fiscaliste canadien. Compter 12 à 18 mois pour la succession transfrontalière complète.

Quel est le profil typique du Québécois acheteur en France ?

Trois profils dominants observés : (1) retraités préparant un "pied-à-terre" en France pour les hivers européens, souvent en Provence ou en Bretagne ; (2) actifs en télétravail acquérant une résidence secondaire familiale ; (3) Québécois ayant des origines familiales européennes (souvent françaises ou italiennes) acquérant pour la communauté de la diaspora. Les budgets observés se situent typiquement entre 250 000 € et 450 000 € — significativement moins que l'achat au centre-ville de Montréal en CAD.